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Découverte de la Provence
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Samedi 10 juin - " les terrasses du Ventoux "

Départ à 7 h 45, après un petit déjeuner copieux, comme le menu du jour : 170 kms de " saute moutons " sur les terrasses du Ventoux. La journée s'annonce belle, pas d'orage à l'horizon, du ciel bleu avec un petit vent pour éviter la surchauffe dans l'après-midi.
José, notre président, est radieux après la victoire de son équipe à l'issue d'une partie de pétanque d'anthologie.
Les 13 cyclos pradéens sont fin prêts pour cette 1ère journée provençale.
Bédoin, au milieu des vignes, est encore endormi au départ de l'ACP direction de Malaucène. 5 kms de mise en jambes et déjà le 1er col du jour, le col de la Madeleine, gentil et roulant, que l'ACP bien groupe monte au train . A l'approche du sommet, Jean en profite pour glaner des points au " maillot à pois ". Alain l'Ariégeois a mis la " plaque " impressionnant. Le paysage est magnifique au lever du soleil.
La descente sur Malaucène, toute en lacets, au milieu des pins et des chênes est technique et rapide et nous arrivons à Malaucène, lieu de départ de la montée du Ventoux, côté nord. Joli village provençal que l'ACP traverse sans encombre (le cafés et le marché sont encore vides à cette heure) et bifurque sur Entrechaux qui marque le début de la Haute Provence.
Perché sur un piton rocheux, le château d'Entrechaux qui nous salue à notre passage - 21 kms sans souci. Ne cherchons pas les noms des rues à Entrechaux, il n'y en a pas. Nous poursuivons vers Mollans sur Ouvèze où l'ACP va se scinder en deux.
Encore deux châteaux et deux monastères autour de Mollans, vestiges de l'époque féodale. Après une courte pause, le groupe présidentiel repart vers Pierrelongue à Eygalières où commence le 2ème col, le col de Fontaube, sur une très belle route plate jusqu'à Plaisans où Gérard et Michel procèdent à un serrage de guidon récalcitrant. Faut pas plaisanter avec la sécurité.
Après le village, la route serpente en lacets pendant 5 kms, la pente est régulière et les pourcentages progressifs au milieu des champs de tilleuls ; nous atteignons le sommet sans difficulté. Chacun à son rythme et surveillés par la silhouette du Mont Ventoux impressionnant du haut du col de Fontaube où notre assistance nous rejoint pile poil à l'heure pour le plein des bidons.
Nous continuons vers Reilhanette, droit vers la vallée de Toulourenc et passons devant le très beau village de Brantes (Pâques en Provence pour les initiés FFCT), accroché au flanc du Ventoux, à la frontière de la Drôme provençale, suspendu au dessus de la vallée du Toulourenc. A Reilhanette, l'ACP bien groupée roule vers Montbrun les bains, un des plus beaux villages de France, entouré de champs de lavande.
Le soleil commence à cogner fort à l'approche du méchant col de Macuègne, 3ème de la journée, 9.4 kms d'ascension via le village de Barret de Liure où nous apercevons les lacets surplombant la vallée et menant au village. Perché au dessus de la plaine de l'Anary.
Oh là ! vu la pente, cela ne va pas être une partie facile. Attention, ne pas se mettre dans le rouge. Chacun son régime de croisière et regroupement prévu au sommet du col. Au village, deux cyclos nous encouragent , plus que deux kilomètres moins durs.
Le dernier km et les cyclos débouchent sur le plateau. La vue est dégagée et magnifique ; faire un ravitaillement obligatoire et eau en abondance pour éviter la déshydratation. Gérard termine au courage, Vincent prend quelques photos, pendant que Jean, José et consorts rechargent en " sucres ", pas facile Macuègne ( km 65).
Tous en selle pour une descente sur le gros plateau vers Séderon et Villefranche le château, où nous faisons le plein des bidons et prenons une douche rapide à la fontaine du village puis dans le sillage des motards allemands ; nous roulons sur une belle route plate vers Saint Auban sur Ouvèze ; village pittoresque avec sa colline de châtaigniers.
Nous atteignons Sainte Euphémie sur Ouvèze ( km92) fondé par les templiers et cédée aux Grimaldi de Monaco avant la Révolution. En terme de révolution, l'ACP cherche à saisir " un coin à l'ombre au bord de l'Ouvèze " où Aline et Marie-Ange nous servent sur un plateau un succulent pique nique qui va doper l'ACP pour une demi étape qui s'annonce chaude. Au pied des cerisiers et à l'ombre des tilleuls, une courte sieste, avant une reprise des hostilités vélocipédiques prévue à 14 heures.
Via Buis les Baronnies sous un soleil étincelant mais auparavant douche à la fontaine de Sainte Euphémie (quel plaisir ! !). L'ACP roule dans la plaine de l'Ouvèze, 12 kms de légère descente en suivant l'Ouvèze et arrêt café à Buis les baronnies avant d'affronter le 4ème col de la journée, le col de Propiac ( 8 kms), pas très haut, mais difficile par la pente et la chaleur.
L'ACP est à la peine mais chacun grimpe à son allure. Nous atteignons le village de Propiac les bains, çà grimpe dur et les cyclos n'ont pas le temps de prendre un bain aux sources connues depuis l'Antiquité. Allez, un dernier coup de rein et chaque cyclo atteint le sommet de Propiac.
Même le feu tricolore n'a pas arrêté l'ACP. Une courte descente vers Mérindol les Oliviers et Faucon est traversé enfin presque. Une montée sérieuse, avec un "" gros Q " au milieu de la chaussée. Difficile de passer hein ! Jean pris en flagrant délit de " marche pédestre " ( km 115).
L'ACP se recentre et nous atteignons le village de Saint Romain en Viennois, village agricole, excellent vin de côtes du Rhône et producteur d'une huile d'olives fruitée. En parlant d'huile, les cyclos de l'ACP devraient en ajouter sur la chaîne et les pignons qui commencent " à se gripper " ( km130) en arrivant à Vaison la Romaine, joyau de la Provence romaine où l'ACP accomplit en direct " un travail de romain ".
La visite du site romain est repoussée à un jour ultérieur.
La Légion ACP poursuit sa route victorieuse vers Malaucène - 8 kms de route en faux plat avec léger vent de face difficile à négocier. Malaucène où la priorité est la fontaine pour remplir les bidons et s'asperger abondamment, avant d'attaquer le célèbres dentelles de Montmirail.
Le groupe se sépare en deux ; Gérard, Jean, José passent par La Madeleine tout droit sur Bédoin . Jean Michel, Michel, Vincent, Walter, Richard et Francis partent à l'assaut du col de la Chaîne le bien nommé (l'ACP entreprend un travail de galérien) et le col de Suzette ( 8 kms).
Les 3 derniers kms jusqu'au village de Lafare sont pentus et sur une route écrasée de soleil, la fatigue aidant , il faut garder " le cap ". Un magnifique paysage se déroulant devant nos yeux, nous sommes au cœur des dentelles de Montmirail, nous incitant à pédaler. Le groupe se reforme à la table d'orientation de Lafare d'où l'on aperçoit l'église de Bédoin en face ! Mais pour l'ACP, il faudra cycler à l'opposé, vers la Roque Alric et le Barroux, magnifiques villages pleins de charme. La route qui y mène elle est coriace, nous enchaînons les ruptures de pentes ! La Roque Alric, on s'en souviendra ! Quelle fin de montée dans la pinède et un dernier 500 m à 15% minimum. Après 150 kms, dur dur pour notre dos ! ! Mais quel panorama sur la plaine du Comtat, les Monts du Vaucluse et les dentelles de Montmirail. Descente vers le Barroux " le barroud d'honneur " de l'ACP, photo-souvenir devant la forteresse qui rend les armes devant l'ACP. Ouf ! çà sent bon l'écurie vers Caromb et Grillon le Brave. Brave comme les cyclos de l'ACP. Encore 5 kms avant Bédoin. Michel et Richard passent le turbo final ; çà décoiffe pour Francis qui termine (vent de face) sur les " pignons ". Walter, Jean Michel et Vincent ne sont pas loin derrière et nous traversons Bédoin devant les bolides de la course de côte du Ventoux en ….vainqueurs. La piscine des " Florans " et une bonne douche glaciale nous attendent pour nous remettre de tant d'émotions vécues en une seule journée. Le repas des Florans est parfait et les cyclos rechargent en glucides. Demain rebelotte, avant de se coucher, une promenade pour certains jusqu'à Bédoin, et une partie de pétanque (José nous doit une revanche) incontournable au pays de " Fanny ". Francis et son équipe gagnent haut le cochonnet cette revanche sur José gràce à une partie de légende de Michel et Vincent dignes de la Provençale à Marseille.

Dimanche 10 juin - Du Pays de Sault aux gorges du Toulourenc et de la Nesque
Soleil étincelant et moral au beau fixe pour les 13 cyclos après une bonne récupération et un petit déjeuner calorique, ils sont prêts à en découdre sur les routes du plateau de Sault et de la Drôme Provençale. A la sortie de Bédoin, nous laissons la route du Ventoux et cyclons vers le sympathique village de Flassan - km 7 - au milieu des champs de cerisiers et d'oliviers. Superbe ! Jean prend les devants, le col de Notre Dame des Abeilles se trouve juste à la sortie du village en direction des Gabelles. L'ascension se fait sur une belle route qui serpente dans les bois dominant Flassan. Michel, Richard, José et Walter se lancent à la poursuite de Jean ; Francis, Gérard, Daniel, Alain et Joachim grimpent sur un tempo très cool et Vincent, Jean Michel et Bernard jouent les " G.O. " du Club Méditerranée. L'ACP, facile, admire la face sud du Mont Ventoux. Il sera bien là demain matin ! Les cyclos se regroupent avant d'attaquer les deux bosses de " chameaux " qui amènent au sommet de Notre Dame des Abeilles. En parlant de chameau, c'est un sanglier qui course José et Francis . Sur l'accélération, Francis et José faussent compagnie à la troupe et entament une descente vertigineuse sur le village de Sault. Sault situé au bord d'un vaste plateau boisé et encerclé par des champs de lavande, Sault fait partie de la route des Lavandes, nature magnifique. A l'entrée de Sault, l'ACP se resserre devant un chenil de chiens d'arrêt , musique garantie ! Sault n'est pas loin et d'une pédalée déliée et efficace, les 13 cyclos débouchent sur la place du village où une fontaine nous attendait avec impatience. Cà fait du bien avant de poursuivre sur Aurel ( km 40 ) et Montbrun les bains où ils apprécient pour la 2ème fois la beauté du site. Assez plaisanté pour aujourd'hui ! çà va se corser. Les choses sérieuses commencent direction Aulan et en particulier le col d'Aulan (8 kms) dans les magnifiques gorges du Toulourenc. Sur une route encaissée nous remontons le Toulourenc. Jean et José ouvrent les hostilités. Une Vierge Noire surgit sur un piton rocheux à gauche avant le village d'Aulan ( priez pour nous Seigneur !). Puis à la sortie d'un virage, apparaît le magnifique château d'Aulan, point stratégique des Comtes de Mévouillon. Nous dépassons un vetetiste à 1.5 km du sommet où les cyclos pradéens à tour de rôle franchissent " la ligne " sous l'œil du " Ventoux ". L'ACP n'était pas seule à cycler et bientôt il y a " embouteillage " entre cyclos provençaux, cyclos hollandais et cyclos du Béarn. Tous devaient être à nos trousses ! que de monde ! Vincent et Jean discutent en hollandais ou en anglais. Un cyclo béarnais nous dit tout le bien qu'il pense du col de Perty que les cyclos pradéens vont affronter tout à l'heure. Après toutes ces discussions, direction la Rochette et Saint Auban sur Ouvèze. km 63 sur une asphalte toute en descente, puis en faux plat montant, vers le fief des Montauban, village colonisé par les châtaigniers attirés par un sol silicieux. Les cyclos de l'ACP eux sont attirés et hypnotisés par les premiers faux plat du fameux col de Perty via Montauban sur Ouvèze et Ruissan. Nous remontons toute la vallée de l'Ouvèze sur une quinzaine de kilomètres sous une chaleur conséquente (bientôt midi). Les 9 kms du col de Perty ne seront pas du gâteau. Pas un arbuste sur les pentes du Perty. La pente est ardue et les cyclos " montent " au moral surtout que le repas de midi est prévu après le sommet. Richard, Michel et Francis cyclent en trio sur un bon tempo, Michel demande un steak pour son séant, derrière Walter déroule en solo sur un bon braquet, Jean et José s'accrochent tout en souplesse, Jean Michel et Vincent à leur rythme, sûrs d'eux dévorent les virages du Perty où le roi soleil règne en maître. Enfin le sommet où les cyclos devisent sur le lieu du pique nique à venir. Après moultes palabres, Vincent, en connaisseur " camping caravaning " nous suggère le village de Laborel à 10 kms de descente, aire de pique nique assurée ! Bravo ! super aire à l'entrée du village, plus fontaine pour " la douche d'après repas " et Aline et Marie Ange qui nous servent un repas pâtes jambon riz super glucidique - km 80. 14 h 30 - recharge des bidons et c'est parti vers le col Saint Jean sans coup férir. Misère de misère, après le repas, l'ascension du col Saint jean ( 5.5 kms) est difficile. La pente est élevée, l'altitude est à plus de 1200 mètres ; heureusement, les cyclos en ont dans les gibolles et pour deux bonnes raisons : une cyclote bien galbée trace la route devant eux et les parapentes qui survolent la vallée, vue panoramique imprenable, ont la fâcheuse idée de nous tomber sur la tête. Au sommet, nous admirons ce ballet de parapentes. Enfin, ceux qui ne tombent pas ! Il faut dire que le vent souffle fort là haut ! Nous fonçons toutes voiles dehors vers Eygalières ( km 100) sur une descente difficile où Vincent à la fâcheuse idée de crever ! Cette crevaison permet aux cyclos de récupérer à l'abri de la magnifique fontaine d'Eygalières. Puis direction Séderon en faux plat descendant puis sur de lignes droites avec un léger vent de face où les cyclos pradéens vont prendre des relais. Eh oui ! Vincent véridique. Jean , José, Walter, Michel, Richard et Francis, un exploit authentique sans entraînement, fallait oser ! sur 13 kms. Séderon, un peu d'histoire, se trouve dans les hautes baronnies dominé par le rocher de la Tour. La rivière La Méouge coule au pied de Séderon coloré par les champs de lavande, de blé et de tilleuls. Le ciel est d'un bleu pur qui embellit encore plus le paysage, pourtant les hivers sont rudes à Séderon. Ce qui risque d'être rude, c'est l'arrivée du col de Macuègne et en suivant le col de l'Homme Mort. L'ACP bien groupé enfin presque, Jean Michel et Vincent en retrait pour cause de prise de vue et dissertation historique et économique sans doute ! Col de Macuègne ( 4.5 kms) régulier mais facile pour les cyclos à la musculature " bien chaude " et aux jambes " bien huilées ", çà tourne à plein régime et l'ACP en entier atteint le sommet. Enfin un arbre et un banc pour un peu de fraîcheur et un court moment de répit avant d'en finir avec le dernier col de la journée, le col de l'Homme Mort à 1213 m. 5 km 5 d'ascension dans la forêt pour achever les valeureux cyclos de l'ACP mais tels des dragons crachant le feu, l'ACP emporte tout sur son passage pour terminer au sprint au sommet de l'Homme Mort où les dragons de l'ACP sont bien vivants. Une photo s'impose pour preuve. La descente qui suit sur le village de Ferrassières sur une route large et rapide, donnant une agréable sensation de vitesse ( km 130), çà décoiffe . Devant la table d'orientation au milieu des champs de lavande, sensations garanties pour les descendeurs. Droit sur Ferrassières, village de la Drôme en bordure du plateau d'Albion où se profilent le mont Ventoux et la montagne de la Lyre. A Ferrassières, direction Sault, à travers les champs de lavande. A bloc les manivelles, c'est pas cette fois que les cyclos goûteront les nougats, macarons et le miel de lavande du pays de Sault. A Sault, l'ACP en peloton file vers l'entrée des fameuses gorges de la Nesque, délimitées par le village de Monieux, accroché aux contreforts des gorges de la Nesque, par la route de la Gabelle bordée de chênes verts et de buis. La route s'élève en faux plat, découvrant un paysage somptueux, pour les cyclos pas le temps de souffler. Il faut appuyer et jouer du dérailleur. Vide, vertiges garantis, face au rocher du Cire. Il y a 60.000 ans, ce très beau canyon abritait les premiers habitants de la région. 20 kms de descente sur Ville d'Auzon attendent les cyclos. Descente où il faut sans cesse " pédaler " et relancer la mécanique sur une route sinueuse et encaissée, balayée par un léger vent de face. Nous avons tout à loisir d'observer ce canyon d'une profondeur de 400 m avec des tunnels de rochers. Richard, Jean, Francis sont en relais pour emmener " le train de l'ACP " sur Ville d'Auzon, dans la quiétude de fin d'après midi où règne une atmosphère provençale faite de tranquillité et de farniente. Nous sommes au pays du bien manger et du bien boire ( km 160). En parlant de boire, nous décidons de terminer cette journée historique par des boissons rafraîchissantes au café de Mormoiron où une accueillante aubergiste voit débarquer 8 cyclos et 2 accompagnatrices assoiffés après ce raid de 160 kms en pays de Sault. Pression, Monaco, Pierrier désaltèrent l'ACP. Cà va déjà mieux pour Vincent, Walter et consorts et même si la " petite suisse est sympa " il faut boucler cette deuxième journée, plus que 12 kms pour atteindre les Florans. Francis veut reprendre le jeu des relais mais Vincent n'y croit pas et le président n'est pas pour sur cette route en faux plat montant vers Flassan. Plus que 5 kms, Richard prend le relai de la petite troupe mais en parlant avec José il se trompe de chemin. Vincent prend la poudre d'escampette suite à la marche arrière du grupetto. Francis le course mais apercevant la silhouette de Vincent, il n'insiste pas et voir débouler Michel et Jean Michel, tels des chasseurs à la poursuite du lièvre. Tout çà pour dire que comme d'habitude, l'ACP termine sa journée ( km 178) sur une série d'intensités pour faire monter le cardio. On appelle cela un sprint pancarte. Pour dire que malgré deux jours à jouer à saute moutons autour du Ventoux, l'ACP garde une forme olympique. Et en passant devant le cimetière de Bédoin, le Florans se trouve en face ; l'ACP est loin d'être à terre. Après avoir remisé les vélos, les cyclos prennent une bonne douche et un bain revitalisant, puis vont ingurgiter les pâtes et autres victuailles délicieuses que leur a concocté le chef cuistot des Florans. L'ACP tient un appétit d'ogre, de bonne augure pour affronter le Mont Ventoux demain à l'aube. Au fait, par quel versant ? réunion d'urgence décrétée par José dans les jardins du Florans. Le président dévoile le plan d'attaque du Mont Chauve. Ce sera par Bédoin sinon rien ! bravo président L'ACP au grand complet - comptez-vous 13 - sera au top demain pour dompter l'ogre de Provence. Juste il va y avoir du sport sur les pentes du géant de Provence

lundi 12 juin - Le géant de Provence
Lundi 12 juin, nous y voilà ! après deux premières journées longues et pas faciles, tant par la distance (170 kms par étape) que par les difficultés, une quinzaine de " petits cols provençaux " mais remarquables par la beauté des sites et des majestueux paysages traversés : pins du plateau des Abeilles, lavandes de Sault et Ferrassières, abricotiers et tilleuls de la Drôme provençale, gorges de la Nesque et vallée sauvage du Toulourenc, le 13 cyclos de l'ACP sont fin prêts à s'attaquer au géant de Provence le bien nommé Mont Ventoux dont la tête flirte à 2000 m, dit " le Mont Chauve ". Dans le monde du cyclotourisme, il est des lieux qui forcent le respect, des cols que tout cyclo se droit de gravir ne serait-ce qu'une fois, des mythes à vaincre. Le Ventoux en est. L'ACP ce matin est au pied du géant qui prend racine au cœur des bosquets d'oliviers, des touffes de thym et de lavande et de vignobles des côtes du Ventoux. Tel une formidable sentinelle, le mont Ventoux barre l'horizon de ses pentes boisées érigeant avec fierté la calotte blanche ornant le sommet. Pendant deux fois, il s'est rappelé au souvenir des cyclos : nord, sud ; est, ouest, il est incontournable. L'ACP s'est imprégnée de sa présence durant deux jours. Bien sûr, au petit déjeuner les jambes sont lourdes après 350 kms de randonnées autour du Ventoux mais la concentration et la motivation de chaque cyclo est à son maximum pour s'offrir la montée sud, la plus dure, du Mont Ventoux par Bédoin. 2 groupes se constituent au départ matinal - 7 h 15 - des Florans, Bernard, Gérard, Alain, Daniel, Jean, José, Joachim et Walter partent en éclaireurs ; Richard , Michel, Jean Michel, Vincent et Francis forment le second grupetto. Une journée exceptionnelle, côté météo pour " grimper le géant de Provence " un ciel bleu étincelant et un vent presque nul. Conditions idéales pour gravir les 22 kms de bitume pour une dénivelée de 1609 m avec des pourcentages de pentes de 7.60% et un maximum de 10.70% . Les bornes kilométriques sont là pour le rappeler et pour donner le punch nécessaire pour se faire mal. Les cyclos sont lancés vers le Mont Ventoux sur cette route construite en 1882 pour desservir l'Observatoire météorologique ; pour les 13 cyclos, une seule idée en tête et dans les jambes : atteindre l'Observatoire. Pour arriver à ce résultat et dompter le Mont Chauve, il faut rester humble. Au départ de Bédoin, le versant sud est le plus terrible, dominant les vignes et les vergers, s'étagent les maisons du beau village de Bédoin, nous prenons la direction de Flassan et cyclons vers le charmant village de Sainte Colombe. Les premiers kilomètres serpentent de façon agréable sur une pente de 5%, idéal pour la mise en jambe et vérifier les petits braquets. Nous passons Sainte Colombe et le restaurant La Garance (souvenir de notre précédent séjour avec l'ACP en ……….1995 - 11 ans déjà). Rien n'a changé et derrière le fameux virage le Saint Estève se profile. Traversée par un virage serré, la pente se relève sous les roues des cyclos de façon abrupte " la brute ", en remontant toute la combe Roland. Fini la rigolade, la partie de moulinette à la " Lance " va commencer. Bon va falloir tourner les gambettes et pas s'endormir. Seule consolation pour les cyclos, le bitume a été entièrement rénové. On roule sur du velours. La course auto de côte du Ventoux la veille a laissé des traces sur l'asphalte. Ce matin, l'ACP est à l'image des bolides, sûre d'elle et à fond le manivelles. Cà tire sur le guidons et les guibolles. Les premiers kilomètres se grimpent sur les épaisses frondaisons de la plus vaste cédraie d'Europe ( 6300 ha) reboisée par Napoléon III. Les duos se forment. Jean Michel et Vincent, Richard et Francis. Michel décide de rejoindre le 1er grupetto et appuie sur les pédales. Pour Richard et Francis qui roulent de concert, ne pas regarde devant, la pente et le pourcentage qui ne descend pas au dessous de 9% peuvent déconcentrer. Mieux vaut admirer les sapins, les mélèzes, pins et chênes verts de ce remarquable paysage où l'exceptionnelle richesse de la flore et de la faune est protégée, protégée comme les têtes des cyclos pradéens, n'est ce pas José ! Jusqu'à la station de ski du chalet Reynard à 1417 m, il faut avaler - 7.2 kms où les bornes kilométriques ne décollent pas de 9 %, 9.1 ; 9.2 ; 9.3 et atteint même 10.7% sur certaines portions ! ! ! Gérard et Bernard roulent en duo eux aussi, sûrement pour se donner du courage en parlant de plage ensoleillée ou autres histoires catalanes. Daniel le Parisien et José le Nordiste roule seul et avance stoïquement vers le sommet. Au Ventoux on n'est jamais seul : on rattrape toujours des cyclos ou on se fait rattraper en fonction de sa forme du moment. Certains ont le gabarit de grimpeur, c'est le cas de Walter et de Michel qui caracolent vers le chalet Reynard. D'autres sont plus à l'aise sur les pavés du Nord, n'est ce pas Jean ? plus qu'un km pour atteindre le chalet, pas le moment de s'arrêter. Richard et Francis cyclent un court instant avec les cyclos anglais de Manchester. A la sortie de la cédraie, 1 km pour atteindre le chalet Reynard construit en 1927. Nous débouchons en pleine lumière et apercevons le chalet au bout d'une longue ligne droite. Ouf ! la 1ère partie de l'ascension est dans la poche. Une courte pause pour se compter ( 13) , un bon petit café de Colombie ou d'ailleurs pour la stimulation musculaire. Attention de ne pas prendre froid à 9 h du matin, la température est frisquette. Joachim notre " doyen du Ventoux " décide de continuer, chaud, brillant l'ancien, grimpeur pur Colombien , il a raison le bougre. Mais bon sus aux cafés, chocolat et autres boissons qui sont avalées en expresso par des cyclos euphoriques. En daban ! direction l'Observatoire et la chapelle Sainte Croix. " le chemin de croix, non pardon, le chemin de joie de l'ACP ". 6 kms dans un désert de rocailles et de caillasses, dans la fraîcheur et un ciel dégagé de tout nuage, splendide et à déguster en douceur. Un premier kilomètre avec un court répit à 7%, faut en profiter pour récupérer, faire descendre le cardio et tourner les jambes, Lance a raison Mouliner le plus possible pour éliminer les toxines. Encore faut il pouvoir le faire. Devant nous se déroule un décor rude qui fait le bonheur des " safrixages " fleur d'origine arctique et des cyclos pradéens qui en prennent plein les " rayons ". La pente oblique vers l'ouest pour 5 derniers kms, tout aussi pentue que le début de l'ascension. Heureusement pas de vent ce matin, pas de vent du tout. Nous cyclons sur un " vent tout bleu ". Par contre la route elle décrit d'interminables lacets, la fréquence de pédalage de cyclos est rythmée par les fameux piquets jaunes et noirs, aux couleurs de la cité de Carcassonne. Pour l'heure, les cyclos de l'ACP , Joachim en tête se frayent un passage dans ce paysage lunaire. Dans ce lieu s'observent parfois les plus sérieuses défaillances. La stèle de Tom Simpson le rappelle à 2.5 km du sommet. Beaucoup de cyclos y déposent des bidons, casquettes etc pour les cyclos pradéens point de défaillance. Joachim est repris par Michel, Francis, Richard et Jean-Michel à l'approche du col des Tempêtes ( 1829 m) plus que 2 kms. La pente s'accentue encore plus de 9%. Nous apercevons en contre bas le village de Brantes et la vallée du Toulourenc que sous avons visités la veille ! Jean José Daniel Walter Gérard Alain Bernard sont en ordre dispersé mais avec un moral d'acier , pardon de carbone avec en ligne de mire les radars, l'observatoire à la grande tour rouge et blanche qui coiffent le Mont Ventoux ( 1912 m) Cà mouline sérieux dans l'ultime km. Michel passe en tête et coupe la ligne suivi de tous les cyclos de l'ACP qui escaladent le dernier rampillon du Mont Chauve qui à la Virenque, qui à la Merckx, quelle classe ! se projetant dans une immense joie personnelle, largement méritée, chapeau bas les cyclos au paradis de Provence. Dy haut du Ventoux, un somptueux panorama qui permet aux cyclos et à leurs accompagnatrices d'admirer les Alpilles, les Cévennes, Marseille et même ô peuchère notre Canigou, notre Ventoux du Roussillon que nous fait un grand " coucou " Séance photos obligatoire où les sourires ont fait place à la fatigue de cette dure ascension puis nous enfilons le K Way et des journaux pour la descente rapide et vertigineuse sur Bédoin où Alain l'Ariégeois a passé la grosse plaque après la moulinette çà fait du bien. Daniel et Michel, les néophytes de l'ACP roulent à bloc et font " la descente en virtuoses ", le reste de la troupe descend " groupir " et ce jusqu'à Sainte Colombe où Vincent en profite pour faire le sprint final. Alain me demande pourquoi ? Je lui répond que c'est un jeu inventé par les cyclos de l'ACP " la chasse aux panneaux village arrivée " Alain n'était pas présent aux arrivées des deux premières journées. Encore faut il avoir du jus dans les socquettes pour le pratiquer. La preuve que l'ACP détenait une forme " championnat du monde " en terre de Provence. Après une douche froide pour certains, un plongeon dans la piscine pour d'autres, fallait se remettre de tant d'émotions vélocipédiques et effacer toute fatigue musculaire avant le retour en pays catalan. Les pradéens se retrouvent une dernière fois autour d'une bonne table pour un repas succulent et bien préparé par l'équipe des Florans . Cà discute ferme et on parle déjà de la prochaine sortie 2007 Ariège, Pays Basque Massif des Maures l'avenir décidera. Après le embrassades de fin de séjour, nous repartons vers notre Roussillon , des images plein la tête et comme les pétanqueurs de Provence du côté de Bédoin : les cyclos pradéens ne sont pas revenus Fanny bien au contraire, ils ont gagné la partie par 13 cyclos à zéro.

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Les feuilles de route des circuit 1 et 2
Le livret touristique du circuit 1

Le livret touristique du circuit 2

Les coupes du ventoux

Lien vers les Florans