Association Cyclotouriste Pradéenne

 

ACTUALITE

PARCOURS

CALENDRIER DU CLUB

VIE DU CLUB

CALENDRIER PO

REPORTAGES

GALERIES

 

 

Croisade de l'ACP en pays Cathare

L'A.C.P., en ce jour du 6 juin de l'an 2008, a décidé ses troupes à cycler en pays cathare, direction la résidence hôtelière de l'Espinet vacances site à Quillan.
Le départ est prévu chez notre sponsor " WELDOM " et il s'effectue en présence du directeur du magasin, Monsieur Lafabrègue.
Après avoir déposé nos valises dans la voiture d'assistance, les douze cyclos, sous un ciel menaçant, sont prêts à affronter la 1ère étape de cette croisade avec au programme l'ascension du col de Jau, col de Garabelle, Moulis et le plateau de Sault pour terminer en beauté cette journée.
Une mise en jambes jusqu'à Catllar ( 4kms) puis l'on entre dans le vif du sujet avec les premiers lacets du col de Jau, 26 kms de grimpette dans la vallée de la Castellane, via les thermes de Molitg les bains et le château de Riehl, puis Campôme et Mosset où se prépare le spectacle de l'été : " la flûte enchantée ", enchantés les cyclos de l'ACP ne le sont pas vraiment. Les dix derniers kilomètres du col de Jau sont réputés difficiles et les conditions météo s'annoncent franchement mauvaises. A Mosset, regroupement général. Les K'Ways sont de sortie ! les premières gouttes de pluie tombent et le vent redouble d'intensité.
Mais à l'image de Bernard, Alain, Jean, Gérard and co, l'ACP est équipée, car en temps de croisade mieux vaut être armé.

Francis décide de partir en éclaireur et la troupe se scinde en petits groupes pour mieux maîtriser l'adversaire, en l'occurrence le dénivelé du col de Jau.
A la maison " Piray " on attaque le col de Jau ; les lacets des fougères sont en vue. 2 kms d'effort avant l'entrée dans la forêt où la pluie et le vent conjugués au froid ne peuvent rien contre l'avancée des cyclos catalans.
Richard, Jean Michel et Francis se regroupent dans l'ultime kilomètre d'ascension pour mieux lutter contre les caprices de la météo ; une mini tempête de vent et de pluie s'abat sur le sommet du col. Jean, Jean Claude, Bernard, Gérard, Daniel, Ian, José, Alain et Walter arrivent à tour de rôle.
Vite à l'abri dans le cabanon en bois qui affiche complet et où la bonne humeur est de rigueur. Dire qu'il faudra descendre vers Sainte Colombe sur Guette dans ces conditions ! !
Il va falloir être vigilant sur cette route glissante, rafales de vent et une visibilité défectueuse.

20 kms de descente jusqu'au croisement de Roquefort de Sault. L'ACP après une descente prudente, évite le pire, pas de chute, ni de crevaison à signaler. Les cyclos attaquent le " mur de Roquefort " pour se réchauffer. Moment d'accalmie, la pluie a cessé, arrêt bidons à la fontaine du village. Les cyclos reprennent leur second souffle puis direction la ferme auberge d'Escouloubre, distante de 15 kms, pas vraiment plats, n'est-ce-pas Jean. En apéritif, le col de Garabelle et le col de Moulis, entrecoupés de faux plats, Ian, Michel, Francis ouvrent la route. Le reste de la troupe suit dans la bonne humeur et en ordre dispersé.
Walter essuie un petit ennui mécanique dans le col de Garabelle, difficile le bougre, après l'ascension du col de Jau dans des conditions météo exécrables.
Enfin, Escouloubre, le village des couleuvres, est en vue après une descente technique et rapide. Jean , José, Gérard partent en éclaireurs pour annexer la ferme auberge.
Le reste du peloton entre dans Escouloubre en grande pompe. Bon, en fait on cherche la ferme auberge qui se situe sur un promontoire à gravir bien sûr ! !
Autant se réchauffer au vu de ce temps capricieux.
Heureusement, l'accueil des propriétaires nous dope le physique et le mental. On allume la cheminée pour sécher le linge et les chaussures. Le repas concocté est à la hauteur des chevaliers de l'ACP. .Les " agapes " requinquent la petite troupe : charcuterie maison, plat typique du pays de Sault, fromages et dessert servis dans la bonne humeur avec les maîtres des lieux qui nous éclairent sur les victuailles servies, produits maison, du terroir, 100 % nature etc …..
De quoi remettre l'ACP en selle pour affronter les lacets du plateau de Sault et la vallée du Rebenty avant l'arrivée à Quillan .
Après avoir quitté nos hôtes ( certains ont oublié leurs bidons), descente sur Escouloubre les bains, direction les gorges de l'Aude et le hameau de Gesse où Richard, Jean Michel, Ian, Francis attaquent les lacets menant au plateau de Sault, comme son nom latin " saltus " veut dire " terrain boisé ". Les cyclos s'en aperçoivent en grimpant vers Besege de Sault où sur le plateau, les troupeaux de bovins, dont l'un d'entre eux est amené à l'étable, ont pris possession des lieux. Elevage et cultures céréalières règnent en maîtres. En parlant de céréales et de bovins, les quatre mousquetaires de l'ACP ont la " patate " et une allure de " taureau " qui déboulent vers Aunat, Rodome et Espezel au milieu des champs de seigle, peu de fermes isolées à cause de la rudesse de l'hiver, mais des petits villages bien regroupés comme les gars de l'ACP qui au passage sont déviés vers Niort de Sault suite à la réfection d'un pont. Belle descente sur Niort de Sault pour rejoindre la route de la vallée de Rebenty et le village de Belfort sur Rebenty, route sinueuse et belle à travers la forêt sur la route forestière des crêtes. Puis c'est la ruée vers Quillan par le défilé de Joucou, impressionnant et passage sous les deux tunnels qui nous mènent au village de Joucou. Les compteurs s'affolent quelque peu. Jean Michel, Richard impriment une allure soutenue. Le pédalier chauffe . Nous sommes à la rencontre de l'orage qui nous précède mais nous avons beau batailler ferme vers Marsa et Cailla, impossible de le rattraper ! ! au sec cet après midi ! !
Nous attaquons la départementale 117 direction Quillan et les gorges de Saint Martin de Lys.

Nous arrivons au débouché du défilé de Pierre Lys sur trois kilomètres, nous cyclons sur une route étroite surplombée par la voie ferrée du " petit train du Fenouillèdes " ; au bord du torrent de l'Aude qui s'ouvre enfin sur le bassin de Quillan . Quillan ville étape de l'ACP et notre lieu de séjour distant de 2 kms, on traverse Quillan en intégralité et après le stade de rugby nous atteignons la résidence de l'Espinet Vacances où nous attend le 1er groupe qui a déjà pris possession des " châlets, studios ".
Après un petit jeu de pistes, tous les cyclos prennent possession de leurs châlets et après une bonne douche, commence la reconnaissance du lieu de séjour. Certains se renseignent sur la piscine, le spa, d'autres sur le bar et le restaurant, où l'ACP se retrouve pour un dîner accueillant dans un cadre agréable.
Une partie de billard, un match de l'Euro et une promenade dans l'Espinet, pour les uns et les autres avant une nuit de sommeil réparatrice afin de cycler et de guerroyer vers les châteaux Cathares lors d'une 2ème étape, que les cyclos espèrent moins pluvieuse.

Samedi 7 juin 2008 de l'an 2008
Les cyclos pradéens se retrouvent dans l'agréable restaurant de l'Espinet au pied de la piscine. Pour le farniente, on verra ce soir à l'arrivée de l'étape du jour.
145 kms au programme, au gré des châteaux Cathares. Les sites Cathares sont prévus tout le long de la journée. Le soleil joue à cache cache avec les nuages. Nous quittons l'Espinet à 7 h 30.
Vers Espéraza et Couiza, le peloton de l'ACP est mené ce matin par des dinosaures. En tête de liste : Richarcératops, Jeannausaurus, Alaingranodon, Jean Michaumasaurus ( le plus véloce) et leurs autres frères dinosaures ; bon pas le temps pour faire des fouilles et de visiter le musée des dinosaures, nous cyclons vers la haute vallée de l'Aude et en particulier la vallée du Razès qui nous guide vers Rennes le château , les bains, après avoir traversé Couiza et son château des ducs de Joyeuse , Joyeuse comme l'ACP qui remonte la vallée de la Salz : direction les bains de la reine en l'honneur de Blanche de Castille. Nous traversons Rennes les bains et laissons le château de l'Abbé Saunières et son trésor ( peut être dans la tour de la bibliothèque de la tour Magdala) ? allez savoir ?
La première difficulté de la journée, le col de Fages, nous amène sur Sougraine et Fourtou, belle grimpette en sous bois, sur un plateau parsemé de fermes, élevage de bovins et d'ovins et enfin retour dans la forêt du Razès pour arriver au commet de col de Fages. Attention route étroite, avec des camions de transport de bois, çà passe juste.
L'ACP se fait une pause petit déjeuner avant de descendre vers le pont de l'Orbieu, sur une route sinueuse, au revêtement incertain par endroits et surtout sur une route étroite traversant les communes de Fourtou et Savignan, les descendeurs sont aux anges à l'image de Daniel ;
Pas d'incident mécanique ni de crevaison et l'ACP arrive au pont de l'Orbieu où le groupe se divise en deux. Richard, Francis, Yann, Jean Michel, Gérard, Jean et José prennent la direction de la vallée de l'Orbieu vers Moutounet et Laroque de Fa. L'ACP cycle à saute moutons entre grimpettes et descentes rapides sur des routes plus larges et mieux entretenues. A bonne allure, les chevaliers de l'ACP approchent au travers de la forêt de Termes aux châteaux Cathares de Villerouge Termenes et de Termes, le col de Felines est avalé par les cyclos pradéens et après une descente vertigineuse sur Felines Terrenes, nous apercevons le château de Villerouge Termenès qui se dresse au dessus des maisons du village. L'histoire de Termenès est liée à Guillaume de Bélibuste devenu Parfait. Arrêté et évadé de la cité de Carcassonne, il s'exila en Espagne, surnommé Monsieur de Tortosa, il fut capturé sur dénonciation et périt brûlé vif au château de Villerouge Termenès. Il était le dernier Parfait occitan libre. L'ACP quant à elle est toujours libre et file à travers les gorges du Termenès où coule le Sou, vers Termes, berceau des Durfort et assiégée par les troupes de Simon de Montfort, Raymond de Termes, capturé fut emprisonné à Carcassonne où il mourut en l'an 1213.

Sortie de Termes, une petite grimpette sympathique vers de col de Bedos, sous un soleil de plomb et avec un vent de face qui propulse l'ACP vers Saint Pierre les champs, où l'on aperçoit les ruines du château de Durfort " le château de la belle au bois dormant ". Les cyclos de l'ACP ne dorment pas vu le vent qui s'engouffre dans la vallée de l'Orbieu. Heureusement, la route est belle et le dénivelé est plat et tout en descente vers Lagrasse.
Mieux vaut s'aplatir sur le guidon pour résister aux bourrasques de vent sur les collines de Lagrasse où le repas de midi est prévu au restaurant " l'affenage ".
En fait, le portable a bien fonctionné vers Saint Pierre des champs et nous a permis de " réserver " E arrivant en vue de Lagrasse, on ne peut pas louper l'Abbaye de Lagrasse, située sur la rive gauche de l'Orbieu, entourée de vignes, elle est antérieure à l'an 800. Le bourg médiéval est blotti à l'intérieur de ses anciens remparts, magnifique carte postale sur la promenade. L'Affenage est un " petit restaurant " situé au cœur du village et qui plus est au bord de l'itinéraire de l'ACP.
Dépôt des vélos entre les pots de fleurs qui fait tiquer les propriétaires du café restaurant, par contre les cyclos ont apprécier le cadre et la cuisine, service impeccable, de quoi redonner des forces aux cyclos pradéens avant le retour vers Quillan, qui s'annonce quelque peu corsé. Saute moutons de collines en collines dans la vallée de Vals sous un ciel orageux.
Il est difficile de partir mais il faut y aller, direction Villemagne et Serviès en val, toujours avec vent de face, pas d'abri possible dans le vignoble de Lagrasse et le temps lourd commence à faire son effet sur les cyclos.
A Servier en val, la route serpente entre le vignoble et la Bastide en val, une nouvelle difficulté attend les pradéens : le col des Fourches 7 kms dans la fournaise ( le temps est à l'orage), un cyclo local se joint à nous. Cà monte à 7% au 5 km environ. Bon pour le moral, chacun pour soi et regroupement au sommet du col des Fourches.
On s'approche des 100 kms ouf ! ! sommet en vue. 4 gouttes de pluie pour rafraîchir l'ACP qui en a besoin. Jean, José , Gérard s'accrochent au navire , 10 mn de repos pour apprécier le paysage puis plongée sur Clermont sur Lauquet sur une route sinueuse et étroite mais sans circulation. Un bonheur pour les cyclos de l'ACP qui bifurquent sur le joli village de Caunette sur Lauquet, une route forestière va conduire les cyclos jusqu'à Belcastel et Buc, petit plateau de rigueur. Jean en profite pour faire son numéro d'acrobate et teste " le bitume Cathare " toujours au pied d'un col ! ! ! ! quand on est passionné de vélo on ne peut qu'embrasser le bitume.

Ce petit intermède nous permet de récupérer. L'ACP continue sa croisade Cathare vers Saint Polycarpe, nous apercevons l'Abbaye qui se dresse sur la colline.
Dernière difficulté du parcours nous amène au sommet du col de Valmigères où les cyclos pradéens débouchent sur le plateau limouxin pour descendre sur Limoux en plaine languedocienne, ville cathare et treiziste " l'autre rugby ".
En suivant l'Aude, Limoux cité médiévale qui fut prise par Simon de Montfort en 1209 pendant la croisade contre les Albigeois ; il reste quelques vestiges des 19 tours qui ceinturaient la ville.
Pour l'ACP ce sera plutôt blanquette et crément de Limoux que l'on aperçoit sur les côteaux limouxins, prairies de Mauzac et de Clairette, l'ACP monte en bulles et en puissance à l'approche de Quillan - 25 kms de plat en suivant l'Aude pour finir en beauté cette 2ème journée via Couiza et Espéraza.
C'est au rythme " des fécos " et du carnaval de Limoux que l'ACP arrive au complet, il faut dire que Jean, Ian et Richard emportés par le rythme du carnaval ont accéléré l'allure . Les " Fecos " ont laissé les Godils (fainéants du carnaval de Limoux) loin derrière. Peu importe, au finish , l'ACP en conquérants, arrive à l'Espinet après une croisade Cathare digne d'un carnaval de Limoux : " l'ACP a arribat "
Une bonne douche, un bon massage, un apéritif chez Bernard et Alain et surtout un bon repas va remettre les cyclos d'aplomb pour affronter demain à l'aube le col de Pailhères et vu la météo cela promet.

Dimanche 8 juin de l'an 2008
Départ à 7 heures de l'Espinet vers la Haute Vallée de l'Aude et le col de Pailhères culminant à 2000 m.
En fait, quatre preux chevaliers seront de la " croisade du Pailhères ", Richard, Jean Michel, Ian et Francis ont été désignés pour cette mission dangereuse. Le reste de la troupe ira guerroyer vers Espezel et Caronne dans le Rebenty.
La météo n'est pas de la partie sur les sommets ariégeois de Pailhères
Au départ de Quillan, le soleil est bien présent et les 4 cyclos débutent leur sortie par une mise en jambes de 20 kms dans les gorges de l'Aude, en l'occurrence celles de Saint Georges et ses dragons ( sûrement catalans), creusées par la rivière dans d'épaisses couches de calcaire : le défilé de Pierre Lys et le fameux trou du curé Félix Armand, tunnel creusé au pic et à la pioche " tout à la main ".
A l'approche d'Axat, arrêt rapide pour s'alléger et commencer l'ascension des gorges de l'Aude direction Gesse.
km 27 - nous atteignons à allure tranquille la grotte de l'Aguzou ; qui avait dit " voir Venise et mourir " n'avait pas visité les grottes de l'Aguzou et sa galerie de fleurs " immortelles ". Immortelles comme les 4 chevaliers de l'ACP qui malgré une fatigue légitime après deux jours de croisade, pédalent d'une manière souveraine vers Escouloubre et le château cathare d'Usson.
Un cyclo qui a l'air pressé nous laisse " sans voix " au passage du bassin à truites, ni bonjour ni au revoir. S'il va à Pailhères à cette allure cela va être dur pour lui ! ! ! peut-être a-t--il la forme olympique ( Pékin n'est pas loin).
Pour les 4 cyclos pradéens, la route est toute tracée. Le troupeau de bovins qui est monté en transhumance hier, a laissé des traces fraîches sur la chaussée.. Il faudra les suivre pour atteindre les pâturages du Pailhères.
Au croisement d'Escouloubre, direction Rouze et Mijanes, notre cyclo sportif est en point de mire, il cycle sur Pailhères, arrivera-t-il le premier ? ? Pour l'heure, caché au cœur d'un relief accidenté, le château d'Usson est pris d'assaut par les 4 cyclos de l'ACP. La pente se relève 7 à 8 % jusqu'au village de Rouze et cela va continuer sur 16 kms.
Les manivelles vont chauffer, çà va tirer sur les trapèzes pour avaler cette orgie de pente, faut rester concentré sur son rythme cardiaque.
Un peu d'histoire, Usson était le château annexe de Montségur pendant le siège de ce dernier. Le 15 mars 1244, dernier jour de Trève avant que l'on allume le bûcher, quatre Parfaits trompent la vigilance des assiégeants pour échapper au " pog ". Ils rejoignent le château d'Usson avant d'aller récupérer dans le haut comté de Foix le trésor cathare évacué de Montségur.
Pour les 4 chevaliers de l'ACP, le trésor à récupérer c'est le sommet de Pailhères et cela avant l'arrivée de la neige ! !
Après la traversée du village de Rouze, altitude 1000 m, la pente se dresse à plus de 10% sur 2.5 kms , c'est tout droit et long. Mieux vaut baisser la tête et appuyer fort sur les pédales, sans casser le dérailleur si possible, dur dur.
Tout en danseuse jusqu'à Mijanes où les cyclos retrouvent la route qui mène à Quérigut. Mijanes et son fameux pont aux portes du Pailhères, une halte petit déjeuner est nécessaire. Cà tire dans les gambettes ; en levant les yeux vers les cimes du Pailhères, pas franchement rigolo le ciel sur la station du Pailhères. Les derniers kilomètres sont dans les nuages.

Bon faut pas tergiverser, il reste 11 kms d'ascension. 4 étoiles ! ! Après le pont…. le mur de Pailhères , triple plateau de rigueur et tout à la moulinette…..en espérant arriver à tourner les jambes bien sûr !

Ian, Jean Michel et Richard prennent le commandement. Francis reste en retrait pensant au temps qu'il fait au sommet ! ! ! !
De Mijanes à la station de ski ( 4kms), on roule sur une route large et très pentue avec notre ami " le vent " qui s'invite à la fête et vient corser la difficulté.
A la station, les premiers flocons de neige font leur entrée et les cyclos doivent garder le mental et rester zen, en appréciant la beauté du paysage qui se déroule lentement sous les coups de pédales des cyclos.
Ian, Jean Michel et Richard sont juste à un virage au dessus de Francis. Après la station, un replat avant d'attaquer les 5 derniers kilomètres dans les fameux lacets du Pailhères. Magnifiques images de montagne au milieu des flocons de neige et des rafales de vent. Bonjour l'hiver. Francis profite du replat pour relancer et rattraper Richard, pas question de basculer en Ariège dans de telles conditions : neige, vent, brouillard couvrent le sommet de Pailhères.
4 kms du sommet : les cyclos de l'ACP aperçoivent notre cyclo flingué moins fringant sur la pente de Pailhères, cela permet de booster le moral des pradéens qui à tour de rôle, Jean Michel, Francis Ian et Richard dépassent le cyclo dans les trois derniers kilomètres diaboliques du Pailhères, entre bourrasques de vent et flocons de neige. Nous arrivons au chalet du Pailhères à 2001 m d'alt. sous une température hivernale et un froid de cathare.

Vite à l'abri dans le cabanon. K'Ways, journaux et gants longs de sortie , notre cyclo inconnu arrive à son tour. Il est allemand, fatigant le Pailhères. Après quelques étirements et photos touristiques, nous décidons de descendre sur Mijanes car le côté Ariège est bouché par le brouillard et le temps est à la pluie du côté d'Ascou-Pailhères et du col du Pradel.
Descente technique et rendue glissante par les giboulées de neige , la prudence est de rigueur. Le froid engourdissant les doigts, nous faisons une halte à la station de Mijanes avec photos des chevaux du Pailhères qui eux aussi se sont mis à l'abri. La météo est plus clémente et le vent a fini par chasser les giboulées de neige sur l'Ariège. Nous décidons de nous restaurer à Mijanes mais le seul restaurant est fermé.
Midi approchant, nous cyclons sur Rouze et la station service de l'Aguzou avec son bassin à truites où les 4 cyclos vont faire un repas copieux et réconfortant : salade, truite, frites, glace café. Tout cela préparé et servi par des cyclos ….restaurateurs très sympa et conviviaux, des truites maison arc en ciel.

Après ces délicieuses agapes, nous repartons direction la vallée du Rebenty vers le col des 7 frères et de la Chioula à la rencontre du 2ème groupe parti guerroyer sur le plateau de Sault vers Espezel et Belcaire ; nous remontons la jolie vallée du Rebenty direction Cailla, Marsa et Joucou, mais pas de second groupe ACP à l'horizon.
Il faut penser à renter à l'Espinet avant le couvert.
Il reste 30 kms de descente et les gorges de la Lys à traverser avant d'atteindre Quillan et la résidence de l'Espinet après 135 kms de bonheur.

Les 4 chevaliers de l'ACP déroulent à bonne allure et sans incident effacent la " côte de l'Espinet ".
Vite une bonne douche bien méritée après tant d'émotions et d'efforts vélocipédiques.
Et comme la veille, un apéritif chez Bernard et Bernadette avant de passer à table.
Demain matin déjà le départ sur Prades, mais cette fois en vélo.

Lundi 9 juin de l'an 2008
Départ de l'Espinet après avoir remisé les bagages dans les voitures d'assistance et pris un petit déjeuner copieux pour le retour au pays. Il ne sera pas de trop. Les jambes et le physique sont de coton en ce début de matinée.
Après trois jours de rando cathare, les cyclos ont besoin de souffler malgré le circuit consistant qui les attend entre Aude et Roussillon .

Campagne sur Aude, Couiza, Rennes les bains, les cyclos de l'ACP reprennent un " remake " de la remontée de la Salz via Rennes le château . Toujours pas de trésor en vue pour l'ACP. Jean, José, Alain, Jean Claude, Daniel, Gérard amènent le groupe vers le pic de Bugarach, point culminant des Corbières. A Bugarach commence la 1ère difficulté de la journée avec le col du Linas qui en doublette, qui en triplette, l'ACP gravit le col du Linas. Au sommet l'ACP se regroupe pour une séance mécanique avec comme acteur principal Alain et comme second rôles Jean Michel dit " la clé à rayons " et Richard dit " l'arracheur de dérailleur " et Daniel dit " Michelin bip bip ". Cette halte fait du bien aux montures de l'ACP fatiguées de ces trois jours de randonnée en pays Cathare.
Après cet intermède mécanique, nous descendons tout schuss vers Cubières, village où naquit " le dernier Parfait ", Guillaume Bellibaste. A Cubières, pause bidon où Jean et José demandent conseil auprès d'une ancienne pour leur potager, besoin de vitamines sûrement. Puis direction les gorges de Galamus

Curiosité naturelle unique où la rivière coule au fond du canyon, impressionnant de cascade en cascade , une pause photo sur le parking de l'Ermitage Saint Antoine.
L'ACP requinquée par le soleil catalan repart de plus belle sur Saint Paul de Fenouillet, ses croquants et son train des Fenouillèdes. En parlant de train, l'ACP cycle groupé vers Ansignan où le casse croûte de midi est prévu à l'Auberge de l'Aqueduc en l'honneur d'un ancien aqueduc romain que l'on découvre à l'entrée du village sur la rive gauche de l'Agly, que les cyclos suivent depuis la sortie de Saint Paul de Fenouillet et la clue de la Fou et sa source d'eau tiède.
Les rouleurs ont pris les choses en main : Daniel, Jean Claude, Bernard , Jean Michel, Gérard assurent les relais jusqu'à Ansignan où les propriétaires de " l'Aqueduc ", deux charmantes romaines les accueillent pour choisir un bon repas et prendre commande des apéritifs ( EPO ; eau-pastis-olive) en attendant l'arrivée des accompagnatrices.
Un repas convivial, dans une salle réservée à l'ACP, où Jean a fait apprécier ses talents de conteur et Bernadette ses talents de chants sportifs. L'ambiance était excellente comme le menu concocté par nos hôtes. Tout était parfait, enfin presque car oh ! surprise, le vélo d'Alain, décidément peu satisfait de son maître a décidé de se dégonfler. Re belote pour Richard et Daniel qui chaussent fissa fissa la monture d'Alain.
Les cyclos sont prêts pour affronter la dernière difficulté du périple cathare : la montée du col des Auzines par Pézilla de Conflent sur une route en faux plat montant qui après ce bon repas et la chaleur du Fenouillèdes est un peu indigeste. D'ailleurs, Richard a oublié son casque ce qui permet au groupe de rouler piano piano vers Pézilla et la maison forestière de Sournia.
Ian et Jean Michel décident de finir la boucle par l'ascension de Roque Jalère et le Roc Cornut, chapeau ! !

Le reste de l'équipe bien groupé attaque la montée des Auzines où Walter décide de reprendre de façon définitive le maillot à pois de Jean. Même Richard et Francis ne peuvent reprendre " Bahamontès ". Aux Auzines, photo de famille et ravitaillement en boissons avant de plonger sur le lac de Vinça au travers des vignobles AOC de Tarérach, Bélesta et Montalba.
Descente sans histoire, sous un soleil de plomb jusqu'au barrage de Vinça ou une photo de fin de cycle s'impose sur le pont de Tarérach où l'ACP à l'image de Richard, Jean Claude, Alain, Bernard, Gérard, Daniel, Jean et José notre président fut un " long fleuve tranquille " durant ce périple en terre cathare.
Et comme les châteaux cathares de Termes, de Villerouge Termenes, d'Usson ou bien de Querigut, de Pierre Pertuse ou Puylaurens, l'ACP quoiqu'ébranlée, tient toujours debout et n'attend qu'une chose, recommencer un autre voyage en terre " hostile " en l'an 2009, en souhaitant tout simplement un peu plus de soleil.

Pour terminer, un grand merci aux accompagnatrices, Allison , Bernadette, Lucienne et Catherine qui ont permis aux cyclos de rouler 4 jours en terre cathare.

En 2009 pour d'autres aventures sur deux roues . Promis ! !

FRANCIS